quarta-feira, 30 de setembro de 2009

MULHER É FODA!




(A. não identificado)


Tínhamos, eu e alguns amigos, nossos dezesseis, dezessete anos. Interior de Minas. Atraso. Principalmente sexual. Curiosos, líamos muitos livros de inciação. Até palestras, de vez em quando, nos proporcionava o Colégio onde estudávamos. Palestras mescladas com o conservadorismo ferrenho da santa madre igreja católica apostólica romana. Sexo e pecado andavam juntos.



(Gloria Pizzili)

O corpo, porém, com sua natureza febril, falava mais alto. Ou melhor, exigia. A língua é que falava. E muito. Sobre sexo, claro. O pecado, àquela altura, já havia sido exorcizado: não mais acreditávamos nas baboseiras dos padres. Mesmo assim, o sexo era difícil, quase impossível: só a zona do meretrício proporcionaria alívio. Éramos menores, no entanto, menores e... (o que era pior) duros! Como nossos sexos dentro de nossas calças.

Uma vez, sei lá como, sei lá por que, numa dessas conversas de moleques sobre sexo, de interrogações e dúvidas, chegamos à conclusão de que as mulheres deveriam ter muito mais prazer com o sexo do que os homens, por sua anatomia e por uma série de outras possiblilidades e probabilidades que aventamos e achamos que descobríramos.



(Gloria Pizzili)

Só me lembro que era uma teoria (apenas teoria: helàs!) complicada, talvez prolixa. Mas a conclusão era óbvia, para nós, naquele momento meio mágico, quando mal ainda descobríamos o outro sexo: as mulheres deviam gozar mais que os homens. Ponto.

O tempora!


(Gloria Pizzili)


Pois, é: o tempo passou. E agora, ao ler (e traduzir) o texto da escritora francesa Agnès Giard, que eu publiquei no post anterior deste blog, constato que ela, através da análise de dois livros de autores diferentes, chega à mesma conclusão. Ou seja, a mulher tem dois tipos de gozos: o vaginal e o clitoridiano.

Mulher não apenas goza, mas também tem orgasmos!

Dois gozos num só ato e suas adjacências ou manobras!



(Gloria Pizzili)


Os moleques bobos de tantos anos atrás já haviam intuído algo que os estudiosos agora dão a conhecimento! Mesmo assim, eu passei a vida toda tentando entender as mulheres, sem nem me lembrar mais de que, um dia, ainda moleque insipiente e incipiente, descobrira que elas gozam, sim, mais, muito mais, do que os homens. Porque elas podem, quando fodem ou, até mesmo, quando não fodem!

Mulher é mesmo foda! Muito foda!



(Klimt)

terça-feira, 29 de setembro de 2009

TER ORGASMO OU GOZAR, EIS A QUESTÃO


ORGASMER OU JOUIR, TELLE EST LA QUESTION


Probablement parce que beaucoup de femmes n’arrivent pas à jouir pleinement, certains sexologues disent que l’orgasme est «facultatif». Discours rassurant. Mais est-ce si vrai? Jean-Claude Piquard consacre un livre intitulé Les deux extases sexuelles. La jouissance et l'orgasme enfin expliqués!

Dans La Sexualité des gens heureux, le sexologue Pascal de Sutter souligne que l’abstinence augmente les risques de dépression. Pour être heureux, il faut faire l’amour. «Il existe une explication neurochimique liée à la production d'endorphines: ces substances contribuent à procurer une sensation de bien-être et possèdent un effet tranquillisant comparable à un médicament comme le Valium.» Mais, peut-être pour se démarquer d’un discours trop culpabilisant (tout le monde n’a pas forcément la possibilité de jouir), Pascal de Sutter ajoute: «Le bonheur sexuel n'est pas synonyme de performance.» Ouf, on respire. Il est donc possible d’être heureux sans pour autant cocher «orgasme» dans la liste des obligations?

«47% des femmes qui se disent heureuses ou très heureuses n'arrivent pas si souvent à l'orgasme. Et pourtant, cela ne les empêche pas de se sentir bien. L'orgasme n'est donc certainement pas indispensable au bonheur? [...] Il existe cependant une sorte de cercle vertueux entre les deux phénomènes: une femme heureuse et épanouie sexuellement qui ne jouit pas et ne se pose pas trop de questions finira probablement par y arriver un jour ou l'autre. Et même si elle n'y arrive jamais, au fond ce n'est pas grave. Rien n'est obligatoire.»



Curieusement, un autre livre sort ce mois-ci, avec un point de vue légèrement différent: dans Les deux extases sexuelles, Jean-Claude Piquard, ergothérapeute, explique la différence entre l’orgasme et la jouissance, avec une précision lumineuse. Beaucoup de femmes affirment qu’elles n’éprouvent pas d’orgasme, sans savoir de quoi elles parlent précisément. Si elles savaient, peut-être y arriveraient-elles plus facilement? Le grand problème, à l’heure actuelle, c’est que le discours sur la sexualité manque cruellement de précision. «Encore un livre sur la sexualité! La sexualité est partout, sur les affiches, dans les magazines et à la télé! On en parle trop!». Voilà le discours dominant, véhiculé principalement par des journalistes masos: s’auto-flagellant à tort, ils affirment que les médias imposent une «dictature du sexe». Ce qui est faux, bien évidemment. Ils se contentent de répondre à la demande. Ils n'imposent rien. Ils ne font que satisfaire (pas très bien d'ailleurs) les attentes d'un lectorat ou d'un audimat.


Les gens s'intéressent au sexe. Or, le problème avec le discours actuel sur le sexe, ce n’est pas qu’il est autoritaire. C’est juste qu’il est mauvais: "On a l’impression qu’on en parle trop peut-être parce qu’on en parle mal, avec gêne ou obscénité, sans trouver les mots justes, explique Jean-Claude Piquard. A la sortie d’un long tunnel de deux siècles de répression s’articulant autour de l’interdit de la masturbation, notre culture sexuelle est encore marquée. Dans notre conception collective, le coït est représenté exagérément par rapport aux caresses intimes, à la masturbation réciproque. Plus étonnant encore, l’orgasme semble être l’unique objectif d’une relation sexuelle. Résultat: la moitié des femmes occidentales ne connaissent pas l’orgasme!».

Tel est le bilan: on parle mal de sexualité, donc on le fait mal. On ne connaît même pas le sens du mot orgasme. Pas étonnant qu’on ne sache comment s’en procurer un. La définition de ce mot est floue, subjective, totalement éculée: «point culminant du désir sexuel». Etant donné que chaque personne atteint forcément un point culminant dans son plaisir, plus ou moins intense, cette définition pourrait laisser croire que tout le monde a un orgasme en faisant l’amour. Faux.

«Pour l’homme, l’orgasme est essentiellement lié à l’éjaculation, c’est un moment court, avec des contractions rythmées au niveau du bassin mais aussi des spasmes sur l’ensemble du corps, parfois jusqu’au visage, accompagné d’une explosion du plaisir, le tout induisant une résolution de la tension sexuelle. L’équivalent pour la femme est essentiellement l’orgasme clitoridien, déclenché par le stimulation du clitoris. L’orgasme féminin dure de 5 à 15 secondes. Le vagin se contracte involontairement et fortement, de 4 à 5 contractions à 0,8 secondes d’intervalles. L’ensemble du corps est soumis à des spasmes cloniques."



Mais alors, comment parler et nommer l’immense plaisir vaginal, plaisir qui monte progressivement, qui ondule parfois, dure longtemps, qui ne génère pas de contractions vaginales réflexes ni de spasmes sur l’ensemble du corps? Jean-Claude Piquard propose de le nommer jouissance. "L’orgasme explose, résout la tension sexuelle dans un acmé de plaisir. Il est déclenché essentiellement par une stimulation du gland ou du clitoris (qui ont la même origine embryonnaire). La jouissance, elle, est essentiellement vaginale, varie progressivement en intensité, avec souvent une forte implication émotionnelle. Il y a des pics de jouissances, avec un plaisir immense mais sans contractions réflexes sur le corps. Une femme qui ne connaît que la jouissance peut se sentir mal à l’aise à la fin du rapport sexuel. Elle ne comprend pas pourquoi, après tant de plaisir, elle demeure insatisfaite. En fait, il lui manque la résolution de la tension sexuelle que procure l’orgasme clitoridien. Certaines en arrivent même à ne plus faire l’amour, alors qu’elles y trouvent du plaisir, pour éviter cette inexplicable sensation de rester sur sa faim, d’autant plus si l’homme s’endort, repu." Pour Jean-Claude Piquard, l'orgasme est donc nécessaire. Rien de dictatorial dans ce discours. Il s'agit juste de remettre les pendules à l'heure: si l'on admet que la majorité des femmes a des orgasmes par stimulation du clitoris, et non pas par pénétration vaginale, rien n'est plus facile que d'avoir des orgasmes. Il suffit de s'intéresser un peu plus au clitoris. Soit en se masturbant pendant la pénétration, soit en se masturbant avant et après, soit en se masturbant côte à côte ou réciproquement.

La plupart des femmes ont été éduquées à tout attendre de leur partenaire, dans une attitude passive. C'est à l'homme de les faire jouir, pensent-elles. Il ne leur viendrait jamais à l'idée qu'en amour, c'est à chacun de prendre son plaisir en main. Le discours le plus culpabilisant n'est donc finalement pas celui qu'on croit. Les hommes se sentiraient certainement beaucoup mieux dans leur peau, s'ils traitaient les femmes sur un pied d'égalité: "Prends-toi en charge, arrête de me reprocher que je ne te procure pas d'orgasme. Caresse-toi. Masturbe-toi, entraîne ton clitoris. Le phallus n'est qu'un instrument pour se mettre en condition, pour se sentir plus proche l'un de l'autre. Sers-toi de mon pénis pour jouir. Mais sers-toi de tes doigts pour te faire orgasmer". Quant aux femmes, elles devraient plus souvent exiger de l'homme qu'il s'occupe de ce clitoris au lieu de les ramoner bêtement. Le va et vient leur donne parfois l'impression qu'elles sont juste des poupées gonflables.






Agnès Giard (*)

Les deux extases sexuelles, Jean-Claude Piquard, éd. Les Presses Libres, 14 euros. 

La Sexualité des gens heureux, Pascal de Sutter, éd. Les Arènes, 19 euros.





TER ORGASMO OU GOZAR, EIS A QUESTÃO










Provavelmente, porque muitas mulheres não cheguem a gozar plenamente, alguns sexólogos dizem que o orgasmo é “facultativo”. Discurso animador. Mas, verdadeiro? Jean-Claude Piquard ratifica-o num livro intitulado Os dois êxtases sexuais. O gozo e o orgasmo enfim explicados!


Em A Sexualidade das pessoas felizes, o sexólogo Pascal de Sutter sublinha que a abstinência aumenta os riscos de depressão. Para ser feliz, é preciso fazer amor. “Não existe uma explicação neuroquímica ligada à produção de endorfinas: essas substâncias contribuem para proporcionar uma sensação de bem-estar e têm um efeito tranquilizante comparável a um medicamento como o Valium”. Mas, talvez por se tratar de um discurso culpabilizador (nem todo mundo tem necessarimente a possibilidade de gozar), Pascal Sutter acrescenta: “ A felicidade sexual não é sinônimo de performance”. Ufa! pode-se respirar: então, é possível ser feliz sem, por isso, acrescentar o “orgasmo” na lista das coisas obrigatórias?















“47% das mulheres que se dizem felizes ou muito felizes não chegam tão frequentemente ao orgasmo. No entanto, isso não as impede de se sentir bem. O orgasmo não é, portanto, tão indispensável assim à felicidade? “[...] Existe, entretanto, uma espécie de círculo virtuoso entre os dois fenômenos: uma mulher feliz e plena sexualmente que não goza e não se questiona muito acabará provavelment por conseguir um gozo ou outro. E mesmo que ela não consiga jamais, no fundo isso não é grave. Ninguém é obrigado a gozar.”







Curiosamente, outro livro sai este mês aqui na França, com um ponto de vista ligeiramente diferente: em Os dois êxtases sexuais, Jean-Claude Piquard, ergoterapeuta, explica a diferença entre o orgasmo e o gozo, com uma lúcida precisão. Muitas mulheres afirmam que não atingem o orgasmo, sem saber de que estão falando exatamente. Se elas soubessem, talvez chegassem a ele mais facilmente? O grande problema, atualmente, é que ao discurso sobre a sexualidade falta absoluta precisão. “Mais um livro sobre sexualidade! A sexualidade está em todo lugar, nos anúncios, nas revistas e na televisão. Fala-se demais de sexo!” Eis o discurso dominante, veiculado principalmente por jornalistas masoquistas: punindo-se sem razão, eles afirmam que as mídias impõem uma “ditadura do sexo”. O que é falso, evidentemente. Eles se contentam em responder à damanda. Eles não se obrigam a nada. Eles não fazem mais do que satisfazer (não muito bem, aliás) às expectativas de seus leitores ou do ibope.


As pessoas se interessam por sexo. Contudo, o problema com o discurso atual sobre sexo é que ele não é mais do que autoritário. Quase equivocado: “Tem-se a impressão de que se fala muito talvez porque se fala mal, com vergonha ou com obscenidade, sem encontrar as palavras exatas, explica Jean-Claude Piquard. Na saída de um longo túnel de dois séculos de repressão se articulando em torno da proibição da masturbação, nossa cultura sexual é ainda marcada. Em nossa concepção coletiva, o coito é representado exageradamente no que se refere às carícias íntimas, à mastubação recíproca. Mais espantoso ainda, o orgasmo parece ser o único objetivo de uma relação sexual. Resultado: metade das mulheres ocidentais não sabe o que é um orgasmo”.







Este o resultado: fala-se mal da sexualidade, faz-se um mau sexo. Nem mesmo se conhece o significado da palavra orgasmo. Menos espantoso que não se saiba como proporcionar um. A definição dessa palavra é imprecisa, subjetiva, totalmente gasta: “ponto culminante do desejo sexual”. Se nos dermos conta de que cada um espera forçosamente um ponto culminante em seu prazer, mais ou menos intenso, essa definição poderia fazer crer que todo mundo tem um orgasmo quando faz amor. Falso.

“Para o homem, o orgasmo está essencialmente ligado à ejaculação, é um momento curto, com contrações ritmadas no nível da bacia, mas também com espasmos em todo o corpo, às vezes até no rosto, acompanhado de uma explosão de prazer, o todo induzindo uma redução da tensão sexual. O equivalente para a mulher é essencialmente o orgasmo clitoridiano, provocado pela estimulação do clitóris. O orgasmo feminino dura de 5 a 15 segundos. A vagina se contrai involuntária e fortemente, de 4 a 5 contrações em 0,8 segundos de intervalos. Todo o corpo é sacudido por espasmos clônicos”.










Mas, então, como falar do imenso prazer vaginal, prazer que aumenta progressivamente, que ondula por vezes e dura muito tempo, que não gera contrações vaginais automáticas nem espasmos em todo o corpo? E como nomeá-lo? Jean-Claude Piquard propõe chamá-lo de gozo. “O orgasmo explode, resolve a tensão sexual em um apogeu de prazer. Ele é acionado essencialmente por uma estimulação da glande ou do clitóris (que têm a mesma origem embrionária). O gozo, por sua vez, é essencialmente vaginal, varia progressivamente de intensidade, com uma enorme implicação emocional, muitas vezes. Há picos de gozo, com um prazer imenso, mas sem contrações automáticas do corpo. Uma mulher que só conhece o gozo pode se sentir facilmente mal ao fim da relação sexual. Ela não compreende por que, apesar de tanto prazer, continua insatisfeira. De fato, falta-lhe a resolução da tensão sexual que proporciona o orgasmo clitoridiano. Algumas chegam mesmo a não mais fazer amor, porquanto não encontram nele o prazer, para evitar essa inexplicável sensação de ficar ainda com fome, enquanto o homem adormece, saciado.”

Para Jean-Claude Piquard, o orgasmo é então necessário. Nada de ditatorial nesse discurso. Trata-se apenas de por as coisas nos eixos: se se admite que a maioria das mulheres tem orgasmos pela estimulação do clitóris, e não pela penetração vaginal, nada é mais fácil que conseguir orgasmos. Basta se interessar um pouco mais pelo clitóris. Seja se masturbando durante a penetração, seja se masturbando antes e após, seja se masturbando lado a lado ou reciprocamente.










A maior parte das mulheres foi educada a esperar tudo de seu parceiro, numa atitude passiva. É obrigação do homem fazê-las gozar, pensam elas. Não lhes viria jamais a idéia de que, no amor, cabe a cada um buscar o seu próprio prazer. O discurso mais culpabilizador não é, então, finalmente, aquele em que se crê. Os homens se sentiriam muito melhor em sua pele, se tratassem as mulheres em pé de igualdade: “Te vira, para de me culpar porque não te proporciono orgasmo. Acaricia-te. Masturba-te, provoca teu clitóris. O falo não é mais que um instumento para se agasalhar, para nos sentirmos mais próximos um do outro. Serve-te de meu pênis para gozar. Mas serve-te de teus dedos para teres um orgasmo.” Quanto às mulheres, elas deviam mais vezes exigir que o homem se ocupe de seu clitóris no lugar de as foder simplesmente. O vai e vem dá muitas vezes a impressão de que eles são apenas bonecos infláveis.








(*) Nota: Journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante pendant neuf ans de la revue japonaise S & M Sniper, je suis l’auteur du livre d’art Fetish Mode (éd. Wailea, Tokyo, 2003), (éd. Cherche-Midi, Paris 2004), L'Imaginaire érotique au Japon (éd. Albin Michel, Paris 2006), le Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon (éd. Glénat, 2008), et Les Objets du désir au Japon (éd. Glénat, 2009).




segunda-feira, 28 de setembro de 2009

TÁNATOS NO IMPÉRIO DE EROS








Ainda sob o império da ditadura e da feroz censura que, além de política, também era extremamente moralista, daquele falso moralismo característico das direitas, foi lançado meio tardiamente no Brasil o filme IMPÉRIO DOS SENTIDOS.


Quase um escândalo.




Digo quase, porque acho que realmente não foi visto por tanta gente assim, que justificasse um escândalo, passeatas, protestos etc.


Mas chocou. 





Com suas cenas fortes de sexo explícito, nunca antes vistas em cinema dito “sério”, ou seja, num filme que pretendia ser uma obra de arte. E, naquela época, arte e sexo não combinavam muito bem, na cabeça de certas pessoas.





Revi-o agora. Sem o escândalo. Sem os comentários idiotas de gente que destacava, por exemplo, a cena do ovo, para fazer piadinhas mais idiotas ainda (não, não vou descrever a cena: assista ao filme).




O que dizer de O Império dos Sentidos, agora?


Talvez apenas uma palavra: obra-prima!





Tem uma história magistral de amor, mas de um amor visceral, carnal, que extrapola qualquer romantismo que ainda pudéssemos ter em relação ao amor.



E mais: a presença de Tánatos no banquete de Eros traduz-se num dos mais perfeitos roteiros de cinema que eu já vi: nada é demais, nada é de menos.





O uso das cores para realçar tanto a paixão carnal quanto a presença sutil do sangue prepara sutilmente o desenlace de uma história acontecida no Japão de 1936, quando rondava o mundo uma das maiores tragédias da história.








Extremamente intimista, o filme é valorizado pela interpretação de Tatsuya Fuji, ator premiado e de grande sucesso no Japão, e de Eiko Matsuda, atriz de tal forma marcada pelas cenas ousadas do filme, que teve de abandonar seu País, passando a viver na Europa.









Serviço:

Ai no corrida, ou 愛のコリーダ (O Império dos Sentidos, no Brasil e em Portugal, e L'empire des sens, na França), é um filme japonês e francês de 1976, do gênero drama erótico, dirigido por Nagisa Oshima.


Encontra-se em DVD, nas boas lojas do ramo.




(Fotos da internet, sem indicação de autoria)




sexta-feira, 25 de setembro de 2009

SEXO ORAL, UM ATO POLÍTICO?



A tese é controversa e interessante: o boquete pode ser um ato político e libertador!

Por isso, transcrevo o texto no original, em francês, e logo abaixo, a tradução. 

LA FELLATION, ACTE REBELLE






Il peut sembler paradoxal de revendiquer la fellation comme une forme de libération féminine. Et pourtant, Lilith suçait. C'est, à en croire Primo Levi, la première femme de la Création. Elle faisait l'amour avec sa bouche. Jusqu’au jour où… Ève est arrivée.


(Dubigeon)


Il existe, dans la tradition judéo-chrétienne, deux histoires très différentes de la création. Dans la première, Dieu aurait créé la femme et l’homme égaux. Lilith sortait de la même argile qu’Adam. Mais comme Dieu n’avait pas assez d’argile, il mit le sexe de Lilith sur son visage, son utérus occupant la place du cerveau. Lilith – symbole du plaisir sexuel absolu – jouissait donc par la bouche. Quand elle s’est enfuie, par refus de soumission à l'homme, Dieu créa Ève, pâle ersatz d’Adam, pour lui obéir fidèlement. Tandis qu’Ève inaugurait l’ère de la femme au foyer, Lilith, elle, est restée libre, stérile, affamée de désir, tenaillée par une faim permanente. C’est la femme des premiers âges.




(A. não identificado)

«On dit qu’elle aime la semence des hommes», explique Primo Levi. «Toute la semence qui échappe à la seule destination admise – la matrice conjugale – elle s’en empare: toute celle que chaque homme a gaspillé dans sa vie, en rêve ou par vice»… Lilith, la louve junkie, recueille le sperme du monde avec l’appétit d’une démone. Comme les succubes, elle vient la nuit visiter les hommes pour les sucer dans leur sommeil. Vampire nocturne, Lilith incarne la puissance du désir porté à son incandescence: elle fait l’amour avec sa langue, avec l’orifice sacré de la parole, transformant l’acte sexuel passif en acte de création. Car en elle, le sperme ne donne pas naissance à des enfants de chair et d’os. Il féconde son cerveau et non pas son ventre.


(Dubigeon)

Voilà pourquoi Lilith fait peur: elle fait l’amour d’une façon mystique, recevant le phallus comme une hostie, à genoux devant le fétiche qu’elle embrasse, éblouie par la grâce… il y a quelque chose de scandaleux dans ce plaisir contre-nature. Car Lilith parvient, en adorant le sexe viril, à renverser les rôles: c’est l’homme qui s’abandonne entre ses lèvres, et non pas la femme qui se soumet. C’est la femme qui prend le contrôle et l’homme devient sa nourriture. Spirituelle bien sûr. Mais il n’empêche, c’est ambigu: pour beaucoup d’hommes, la fellation reste une menace associée au «con denté».


(Dubigeon)

Pour eux, la seule manière de surmonter cette angoisse de castration consiste à faire de Lilith un «trou» où décharger toute cette agressivité revancharde. Les résumés des vidéos X illustrent bien cet état d’esprit. «Pour la première fois de sa vie, une belle blonde se fait remplir de sperme par tous les trous. Cette salope complètement déchainée s’étranglera en avalant le sperme d’une dizaine de queues» (Puissance X2). «Ils la forcent à les sucer pour la transformer très vite en vide-couilles. Son corps et sa bouche servent de serpillère pour éponger le foutre» (Gang-bang et sodo pour une salope). Résumés révélateurs: «Sous la loupe grossissante de la pornographie, explique Claude Guillon, auteur du livre Le Siège de l’âme, la femme doit être soumise, humiliée et satisfaite de l’être, mais cela ne suffit pas. Le voyeur-violeur postule que la salope aime l’abjection qu’il lui impose: ce postulat lui est d’un certain secours émotionnel pour surmonter la honte de ses faiblesses.»

(Dubigeon)



Et pourtant, même réduite a silence, la fellatrice peut rester sublime: ne se souciant ni d’orgueil, ni de morale, elle dépasse le vieux problème de la violence et du sacrifice. C’est la mutante idéale du roman d’Alina Reyes qui lui consacre – sous le titre éclatant Lilith – sa plume la plus fiévreuse et haletante. Lilith est un roman de science fiction apocalyptique: une femme du futur retourne à l’état primitif. Elle devient “mangeuse” d’homme, notre nouvelle mère. Lilith réincarnée, pour qu’enfin nous puissions sucer sans nous avilir.



Agnès Giard (*)









Histoire raisonnée de la fellation, Thierry Leguay, (éd Le Cercle).

Lilith, Alina Reyes (éd robert Laffont).
Lilith, Primo Levi, (éd Liana Levi).
Le siège de l’âme, Claude Guillon, (éd Zulma).





Tradução: 

A felação, ato de rebeldia



(A. não identificado)

Pode parecer paradoxal reivindicar a felação como uma forma de liberação feminina. Contudo, Lilith chupava. A acreditar em Primo Levi, ela é a primeira mulher da Criação. Fazia amor com a boca. Até o dia em que.... Eva chegou.








(Dubigeon)

Existe, na tradição judaico-cristã, duas histórias muito diferentes da criação. Na primeira, Deus criara a mulher e o homem iguais. Lilith saía do mesmo barro que Adão. Mas como Deus não tinha muita argila, ele colocou o sexo de Lilith em seu rosto, o útero ocupando o lugar do cérebro. Lilith – símbolo do prazer sexual total – gozava, então, pela boca. Quando ela fugiu, por recusar-se a submeter-se ao homem, Deus criou a Eva, pálido rascunho de Adão, para lhe obedecer fielmente. Enquanto Eva inaugurava a era da mulher dona de casa, Lilith ficava livre, estéril, sedenta de desejo, atormentada por uma fome permanente. É a mulher de eras passadas.

(A. não identificado)

“Diz-se que ela ama o esperma dos homens”, explica Primo Levi. “ De todo o esperma que escapa ao único destino aceito - a relação conjugal – ela se apossa: de tudo aquilo que cada homem desperdiçou em sua vida, em sonho ou pelo vício”... Liliht, a loba viciada, recolhe o esperma do mundo com apetite de um demônio. Como os súcubos, ela vem à noite visitar os homens para chupá-los durante o sono. Vampira noturna, Lilith encarna o poder do desejo levado ao paroxismo: ela faz amor com a língua, com a cavidade sagrada da palavra, transformando o ato sexual passivo em ato de criação. Porque, nela, o esperma não dá origem a crianças de carne e osso. Ele fecunda seu cérebro e não seu ventre.

(A. não identificado)


Lilith provoca medo: ela faz amor de uma forma mística, recebendo o falo como uma hóstia, de joelhos, diante do fetiche que ela beija, cheia de graça... há qualquer coisa de escandaloso nesse prazer antinatural. Porque Lilith consegue, ao adorar o sexo viril, trocar os papéis: é o homem que se abandona entre seus lábios, e não a mulher que se submete. É a mulher que toma o controle e o homem se torna seu alimento. Espiritual, claro. Mas que não impede esta ambiguidade: para muitos homens, a felação permanece como uma ameaça associada à “vagina dentada”.


(A. não identificado)


Para eles, a única maneira de superar essa angústia da castração consiste em fazer de Lilith um “buraco” onde descarregar toda a agressividade revanchista. Resumos de vídeos pornôs ilustram bem esse estado de espírito: “Pela primeira vez em sua vida, uma bela loira se faz encher-se de esperma por todos os buracos. Essa vadia completamente descontrolada sufocará ao engolir o esperma de uma dezena de cacetes” (Poder X2). “Eles a forçam a chupá-los para transformá-la em receptáculo. Seu corpo e sua boca servem de pano de chão para absorver a porra” (Gang-bang e sodomia para uma puta). Resumos reveladores: “Sob a lupa de aumento da pornografia, explica Claude Guillon, autor do livro O Centro da Alma, a mulher deve ser submissa, humilhada e ficar satisfeita de o ser, mas isso não é suficiente. O voyeur-violador deseja que a prostituta ame a abjeção que ele lhe impõe: esse seu postulado é de uma incontestável ajuda emocional para superar a vergonha de suas fraquezas”.



(Julius Zimmerman)

Apesar disso, ainda que reduzida ao silêncio, a felatriz pode tornar-se sublime: não se preocupando nem com o orgulho, nem com a moral, ela supera o velho problema da violência e do sacrifício. É a mutante ideal do romance de Alina Reyes, que lhe consagra – sob o brilhante título de Lilith – sua pena mais ardente e excitante. Lilith é um romance de ficção científica apocalíptico: uma mulher do futuro retorna aos tempos primitivos. Ela se torna uma “devoradora” de homens, nossa nova mãe. Lilith reencarnada, para que, finalmente, nós possamos chupar sem nos aviltar.


(A. não identificado)



(*) Nota: Journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante pendant neuf ans de la revue japonaise S & M Sniper, je suis l’auteur du livre d’art Fetish Mode (éd. Wailea, Tokyo, 2003), (éd. Cherche-Midi, Paris 2004), L'Imaginaire érotique au Japon (éd. Albin Michel, Paris 2006), le Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon (éd. Glénat, 2008), et Les Objets du désir au Japon (éd. Glénat, 2009).

quarta-feira, 23 de setembro de 2009

F. DE FELAÇÃO




(Paul Avril)



F. COMME FELLATION


Une main caresse les testicules, fermes et moelleuses à la fois, l’autre monte et descend le long de la hampe, faisant lentement glisser le prépuce sur le gland où la langue musarde et se délecte avant de s’enfiler légèrement dans le méat qu’elle titille malicieusement.


La bouche de velours humide, aspire et tête le membre ravi qui, fier, se dresse sous l’hommage amoureux.



Les doigts effleurent la lisse et tendre peau du périnée, folâtrent sur l’anus, puis dessinent sur les fesses de folles arabesques.


Le membre en la bouche enfoncé, de plaisir se raidit autant que faire se peut.


La bouche, dont les lèvres recourbées protègent le phallus de la rudesse des dents, petites perles cruelles, s’active et se régale sur la mâle vigueur.


Le va et vient s’active, le paroxysme approche.


Mais l’enjôleur mouvement s’apaise et s’alanguit, il est encore trop tôt pour que la jouissance fuse et la langue à nouveau caresse le tendre gland.


D’un coquin mouvement la bouche enserre puis lâche la bite abandonnée à ses soins ardents.


Les hanches entrent en danse, poussant entre les lèvres soyeuses le sexe turgescent qui exige, qui prend, qui réclame.


Et la bouche à nouveau danse follement le long de long de la verge dont les doigts compriment la base.


Elle se retire soudain et, dans un long spasme libérateur, jaillit des profondeurs la blanche semence.





(Felicien Rops)



Tradução:




F. DE FELAÇÃO



Uma das mãos acaricia os testículos, firmes e às vezes macios, enquanto a outra sobe e desce ao longo do pau, fazendo lentamente deslizar o prepúcio sobre a glande onde a língua passeia e se deleita antes de se meter agilmente no orifício que ela titila maliciosamente.


(Alex Virot)


A boca veludosa e úmida chupa e mama o membro deliciado que, altivo, endurece sob a homenagem amorosa.



Os dedos tocam levemente a lisa e suave pele do períneo, brincam no ânus, depois desenham nas nádegas loucos arabescos.



(André Collot)

O membro, atolado na boca, de prazer, fica cada vez mais duro.



A boca, cujos lábios recurvos protegem o falo da rudeza dos dentes, pequenas pérolas cruéis, se apressa e se regala com o vigor viril.



(Livre des Vices de Virginie)

O vai e vem aumenta, o paroxismo se aproxima.



Quanto mais o delicioso movimento sacia e enfraquece, ainda mais rapidamente o prazer irrompe e a língua de novo acaricia a suave glande.



(Foujita)


Com um movimento malicioso, a boca se fecha, depois libera o pau de suas atenções ardentes.



As ancas entram em ação, empurrando entre os lábios sedosos o sexo túrgido que exige, que toma, que reclama.


(Georges Pichard)


E a boca de novo dança loucamente ao longo da vara na qual os dedos comprimem a base.



Ela se retira de repente e, num longo espasmo libertador, jorra das profundezas a porra branca.





(Felicien Rops)




(Les histoires érotiques de Yoni